Salle de concert vue de l'intérieur, public debout face à une scène éclairée par des projecteurs
Actualités · Culture

Café de la Danse

la salle de concert du passage Louis-Philippe

Cinq cents places au fond d’un passage de la Bastille, invisible depuis la rue.

Réponse rapide

Le Café de la Danse est une salle de concert parisienne du 11e arrondissement, et non un café. Elle accueille des spectacles depuis 1992, dans deux configurations selon la production : environ 250 places assises ou 500 debout.

  • Adresse : 5 passage Louis-Philippe, un accès étroit ouvert sur la rue de Lappe.
  • Métro : Bastille (lignes 1, 5, 8) ou Bréguet-Sabin (ligne 5).
  • Fin des spectacles à 22h30 : les portes et le début sont donc avancés.
  • Pas de vestiaire : sacs volumineux, bagages et appareils photo sont refusés.

Le Café de la Danse en deux mots

Le nom induit en erreur, et c’est la première chose à régler : le Café de la Danse n’est pas un café, et on n’y danse pas particulièrement. C’est une salle de concert parisienne, située dans le 11e arrondissement, à quelques pas de la Bastille. On y va pour assister à un spectacle, pas pour consommer à une table.

La salle appartient à une catégorie précise du paysage parisien : les salles de taille moyenne, celles qui accueillent quelques centaines de personnes. Ni club exigu, ni grand équipement, elle occupe cet entre-deux où l’on voit encore les musiciens de près sans être serré contre la scène.

Sa réputation tient largement à cette échelle. Un artiste qui joue ici est soit en développement, soit dans une configuration volontairement resserrée. Dans les deux cas, la proximité fait partie de ce qu’on vient chercher.

Une salle du quartier Bastille ouverte au début des années 1990

Le Café de la Danse accueille des spectacles depuis 1992. À cette date, le quartier de la Bastille achève une mue engagée dans la décennie précédente : l’ouverture de l’Opéra Bastille en 1989 a déplacé le centre de gravité culturel de l’est parisien, et les rues alentour se sont densifiées en lieux de sortie.

Le contexte immédiat compte pour comprendre l’implantation. La rue de Lappe, sur laquelle donne le passage qui mène à la salle, est une artère de vie nocturne ancienne. Elle a accueilli les bals musettes fréquentés par l’immigration auvergnate installée dans le quartier au XIXe siècle, dont subsiste le Balajo, ouvert dans les années 1930. Le Faubourg Saint-Antoine, tout proche, a longtemps été le quartier des ateliers de meuble, ce qui explique la densité de cours et de passages intérieurs dans ce tissu urbain.

Une salle de spectacle installée au fond d’un passage n’a donc rien d’incongru ici : c’est une conséquence directe de la morphologie du quartier, faite de parcelles profondes desservies par des accès étroits depuis la rue.

Depuis son ouverture, le lieu a maintenu un rythme d’activité soutenu, de l’ordre de cent cinquante à cent quatre-vingts événements par an. C’est un volume élevé pour une salle de cette taille, qui suppose une programmation quasi quotidienne sur une large partie de l’année.

La salle

deux configurations, deux expériences

C’est le point que les pages consacrées au lieu traitent le plus mal, alors qu’il détermine entièrement la soirée. Le Café de la Danse n’a pas une capacité, il en a deux, selon la façon dont la salle est installée.

En configuration assise, la salle accueille environ deux cent cinquante personnes. En configuration debout, ou mixte, elle monte à environ cinq cents. Le choix ne dépend pas du spectateur mais de la production : c’est l’artiste ou l’organisateur qui décide du format, et l’information figure normalement sur le billet ou sur la page de l’événement.

Les conséquences pratiques sont réelles. En configuration assise, la visibilité est stable, la durée du concert n’est pas un problème, et arriver à l’heure suffit. La question du placement se règle d’elle-même ou selon les modalités indiquées par la production.

En configuration debout, tout change. La position dépend entièrement de l’heure d’arrivée, et il faut arbitrer entre trois choses difficilement conciliables : être près de la scène, rester à portée du bar, et pouvoir sortir sans traverser la salle. Se placer au premier tiers offre la proximité mais interdit pratiquement tout mouvement une fois la salle remplie. Se tenir en retrait, vers la console de son, donne généralement le son le mieux équilibré, puisque c’est depuis cet emplacement que l’ingénieur règle la diffusion.

Une remarque qui vaut pour toutes les salles debout de ce format, et non pour ce lieu en particulier : sur un plancher plat, l’écart de visibilité entre les premiers rangs et le fond est nettement plus sensible que dans une salle en gradins. Pour une personne de petite taille, arriver tôt change davantage l’expérience ici que dans un équipement doté d’une déclivité.

Erreur 1

Chercher une devanture

La salle n’est pas visible depuis la voie publique. Il faut s’engager dans le passage, qui s’ouvre discrètement sur la rue de Lappe, pour la trouver.

Erreur 2

Venir avec un bagage

Il n’y a pas de vestiaire, seulement des consignes dimensionnées pour de petits effets. Un bagage de voyage n’a aucune solution sur place.

Erreur 3

Tabler sur une fin tardive

Les spectacles se terminent à 22h30. L’ouverture des portes et le début sont donc plus précoces que dans beaucoup d’autres salles.

Quelle programmation on y trouve

La programmation est dominée par les musiques actuelles, au sens large : chanson, rock, pop, musiques électroniques, musiques du monde, jazz. La salle accueille également des spectacles qui ne sont pas des concerts — humour, formes théâtrales, soirées de lancement, captations.

Le lieu sert en réalité deux usages distincts. Il constitue une étape de parcours pour des artistes en développement, entre les petits clubs et les salles supérieures. Il accueille aussi des artistes installés qui choisissent délibérément un format resserré, pour une série de dates, une sortie de disque ou un projet particulier.

Cette double vocation explique l’écart parfois important entre la notoriété d’un nom à l’affiche et la taille de la salle. Elle explique aussi pourquoi certaines dates se remplissent en quelques heures. Seule la billetterie officielle fait foi sur les dates, les formats et les conditions d’accès de chaque soirée.

Y aller

le passage, le métro, le quartier

L’adresse est 5 passage Louis-Philippe, dans le 11e arrondissement. C’est ici que la plupart des visiteurs perdent du temps la première fois.

Le passage n’est pas une rue passante mais un accès étroit qui s’ouvre depuis la rue de Lappe. Il se remarque peu, surtout de nuit et surtout un soir où la rue de Lappe est animée. La salle ne se voit pas depuis la voie publique : il faut s’engager dans le passage pour la trouver. Prévoir quelques minutes de marge la première fois est un conseil raisonnable, d’autant que la signalétique est discrète.

Côté transports, deux stations desservent le lieu. Bastille, sur les lignes 1, 5 et 8, est la plus fréquentée et la plus simple à mémoriser. Bréguet-Sabin, sur la ligne 5, constitue une alternative souvent moins encombrée à la sortie des spectacles. Des stations de vélos en libre-service se trouvent à proximité.

Le stationnement en voiture est le point faible du secteur, comme dans l’ensemble du quartier : l’offre en surface est saturée en soirée. Les transports en commun sont, dans ce cas précis, nettement plus efficaces.

Un avantage compense cette contrainte. Le quartier est dense en cafés et en restaurants, ce qui rend simple le fait d’arriver en avance sans avoir à patienter devant une porte fermée. Compte tenu de l’heure de fin imposée, cette marge est plus utile ici qu’ailleurs : un spectacle qui doit s’achever à 22h30 commence tôt, et une arrivée calée sur les habitudes d’autres salles conduit à manquer la première partie.

RepèreDétail
Adresse5 passage Louis-Philippe, 75011 Paris — accès depuis la rue de Lappe
OuvertureAccueille des spectacles depuis 1992
CapacitéEnviron 250 places assises, ou 500 en configuration debout ou mixte
ActivitéDe l’ordre de 150 à 180 événements par an
MétroBastille (lignes 1, 5, 8) ou Bréguet-Sabin (ligne 5)
Fin des spectacles22h30, en application de la réglementation applicable aux établissements parisiens
AccessibilitéSalle et espaces communs accessibles ; une marche d’une vingtaine de centimètres subsiste à l’entrée

Avant de venir

ce qu’il faut savoir

Ce qu’on ne peut pas emporter

La salle ne dispose pas d’un vestiaire au sens classique. Des consignes payantes permettent de déposer de petits effets, mais elles ne sont pas dimensionnées pour des bagages.

La liste des objets refusés est plus large qu’on ne l’imagine : sacs de grande taille et bagages, appareils d’enregistrement et appareils photo, bouteilles en verre, canettes, alcool et nourriture apportés de l’extérieur. Les vélos, trottinettes et engins de déplacement personnel ne sont pas admis à l’intérieur.

Ces règles expliquent la plupart des refus à l’entrée. Venir avec un bagage après une journée de voyage est le scénario le plus fréquent, et le plus difficile à résoudre sur place, faute de consigne adaptée à proximité immédiate.

L’accès des plus jeunes est encadré : les très jeunes enfants ne sont pas admis, sauf pour les spectacles qui leur sont explicitement destinés, et les mineurs doivent être accompagnés d’un adulte en dessous d’un certain âge. Les seuils exacts varient selon les sources et selon les spectacles : ils sont à vérifier auprès de la salle avant de réserver pour un mineur.

Accessibilité

La salle est accessible aux personnes à mobilité réduite, et les espaces communs — bar, billetterie, sanitaires — le sont également.

Une réserve doit toutefois être signalée, parce qu’elle est matérielle : une marche d’une vingtaine de centimètres subsiste à l’entrée. Elle constitue le seul obstacle réel du parcours, mais elle en est un. Signaler sa venue à l’avance auprès de la salle permet d’organiser l’accueil et d’anticiper le franchissement de cette marche.

À vérifier avant de partir

Conditions d’accès, règlement intérieur, modalités de billetterie et format de la salle évoluent d’un spectacle à l’autre. Ces éléments sont à confirmer auprès de la salle ou de la billetterie officielle avant de se déplacer, en particulier pour une venue avec un mineur ou pour un accueil en fauteuil.

Le Café de la Danse est-il un café ou une salle de concert ?

Une salle de concert. Le nom prête à confusion mais le lieu n’est pas un débit de boissons : on y assiste à un spectacle. Un bar est présent sur place, comme dans la plupart des salles, mais il ne constitue pas la vocation du lieu.

Où se trouve exactement le Café de la Danse ?

Au 5 passage Louis-Philippe, dans le 11e arrondissement de Paris. Le passage s’ouvre depuis la rue de Lappe et se remarque peu : la salle n’est pas visible depuis la voie publique.

Quelle est la capacité de la salle ?

Elle varie selon la configuration retenue par la production : environ 250 places en configuration assise, environ 500 en configuration debout ou mixte. Le format est indiqué sur la page de l’événement et sur le billet.

Quel métro pour aller au Café de la Danse ?

Bastille, desservie par les lignes 1, 5 et 8, est la station la plus directe. Bréguet-Sabin, sur la ligne 5, constitue une alternative généralement moins encombrée à la sortie des spectacles. Des stations de vélos en libre-service se trouvent à proximité.

À quelle heure se terminent les concerts ?

À 22h30, en application de la réglementation applicable aux établissements parisiens. Cette heure de fin avance mécaniquement l’ouverture des portes et le début du spectacle.

Peut-on entrer avec un sac ou un appareil photo ?

Non pour les sacs de grande taille et les bagages, ni pour les appareils photo et d’enregistrement. Sont également refusés les bouteilles en verre, les canettes, l’alcool et la nourriture apportés de l’extérieur. Il n’y a pas de vestiaire, seulement des consignes payantes pour de petits effets.

La salle est-elle accessible en fauteuil roulant ?

Oui, la salle et ses espaces communs sont accessibles. Une marche d’une vingtaine de centimètres subsiste toutefois à l’entrée et constitue le seul obstacle du parcours. Signaler sa venue à l’avance permet d’organiser l’accueil.

Une salle qu’on ne trouve qu’en s’engageant dans un passage sans enseigne : à l’échelle de Paris, c’est devenu une rareté davantage qu’un défaut.