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Café Montparnasse

la brasserie et les cafés historiques

Une adresse récente porte le nom du quartier, à deux pas des cafés qui ont vu passer Hemingway et les surréalistes.

Façade de La Rotonde, brasserie historique de Montparnasse, reconnaissable à son auvent rayé.
Réponse rapide

Le Café Montparnasse est une brasserie précise, ouverte en 2009 au 8 place du 18 Juin 1940, face à la gare Montparnasse. Ce n’est pas l’un des cafés qui ont fait la réputation littéraire du quartier au début du 20e siècle : ceux-là s’appellent La Closerie des Lilas (1847), Le Dôme (1898), La Rotonde (1911), Le Select (1925) et La Coupole (1927). Les deux catégories cohabitent dans le même quartier mais racontent des histoires différentes.

  • Une adresse fixe : 8 place du 18 Juin 1940, Paris 6e, ouverte en 2009.
  • Cinq cafés historiques : de 1847 (Closerie des Lilas) à 1927 (La Coupole).
  • Des faits datés : Hemingway à la Closerie, la rupture Tzara-Breton qui a ouvert le surréalisme.
  • Un choix selon l’envie : repas de brasserie, immersion littéraire, ou simple étape avant un train.

Café Montparnasse, une adresse précise avant d’être un symbole

Le Café Montparnasse existe à une adresse fixe : 8 place du 18 Juin 1940, dans le 6e arrondissement, en face de la gare. L’établissement a ouvert en 2009 — une donnée à poser d’emblée, car le nom laisse penser à un lieu centenaire. Ce n’est pas le cas. C’est une brasserie de format classique, décor de bois sombre et banquettes en cuir rouge, ouverte tous les jours de 8 h à 1 h, avec une carte qui couvre le petit-déjeuner, le déjeuner, un service bistronomique le soir et des cocktails.

Cette amplitude horaire et cette carte large — du café du matin au dîner — la distinguent d’un simple café de quartier ou d’un bar de gare classique. Une brasserie ouverte en 2009 et des cafés qui existent depuis plus d’un siècle ne se lisent pas de la même façon : la première se juge sur sa carte et son emplacement, les seconds sur ce qu’ils ont traversé. Le Café Montparnasse relève clairement de la première catégorie. Sa position, à la sortie immédiate de la gare, en fait une option logique avant un train plutôt qu’une étape patrimoniale.

Les cafés qui ont donné sa réputation au quartier

La réputation de Montparnasse comme quartier de cafés ne tient pas à un seul lieu mais à une série d’ouvertures étalées sur près de quatre-vingts ans. Cet échelonnement compte : il signifie que le quartier n’est pas devenu un pôle de cafés d’un coup, mais par accumulation, chaque nouvelle adresse profitant de la fréquentation installée par la précédente.

CaféOuvertureÀ savoir
La Closerie des Lilas1847Le plus ancien, fréquenté par les impressionnistes dès les années 1860
Le Dôme1898Premier grand café de la vague liée aux ateliers d’artistes du quartier
La Rotonde1911Presque en vis-à-vis du Dôme, même bassin de fréquentation
Le Select1925Arrivé sur une clientèle déjà installée par les précédents
La Coupole1927Le plus grand des cinq par sa capacité

La Rotonde et Le Dôme, presque en vis-à-vis, ont capté la première vague d’artistes installés dans les ateliers du quartier avant la Première Guerre mondiale. Le Select et La Coupole sont arrivés après-coup, sur une clientèle déjà là.

L’âge d’or des Montparnos

ce qui s’est vraiment passé sur ces banquettes

Les noms cités en vrac dans la plupart des présentations touristiques masquent des périodes distinctes. La Closerie des Lilas accueille dès les années 1860 un groupe de peintres qu’on n’appelle pas encore impressionnistes — Bazille, Renoir, Monet, Sisley — aux côtés d’écrivains comme Zola, Baudelaire, Théophile Gautier ou les frères Goncourt. C’est une génération antérieure de plusieurs décennies à celle qu’on associe le plus souvent au quartier.

La période la plus citée reste les années 1920, celle des expatriés américains. Hemingway a rédigé une partie du Soleil se lève aussi à la Closerie des Lilas ; Dos Passos, Fitzgerald, Ezra Pound et Henry Miller fréquentaient le même lieu. Sur les banquettes de La Coupole, du Dôme et de la Closerie, cette communauté américaine croisait les tenants du cubisme puis du surréalisme. Un épisode précis illustre cette bascule : c’est à la Closerie des Lilas qu’une dispute entre Tristan Tzara et André Breton a mis fin au mouvement Dada et ouvert la voie au surréalisme.

L’hypothèse inverse mérite d’être exposée : ces cafés n’ont pas créé les mouvements artistiques qui s’y sont noués, ils en ont simplement été le décor accessible — un lieu chauffé, ouvert tard, où l’addition d’un café tenait lieu de loyer pour une table de travail.

Comment ces cafés vivent aujourd’hui

Ces adresses fonctionnent aujourd’hui comme de grandes brasseries parisiennes, avec une carte classique et une clientèle mêlant habitués du quartier et visiteurs venus pour l’histoire. On y trouve un service en salle, du personnel dédié et une carte de brasserie complète, à la différence d’un café de quartier où l’on paie un expresso pris au comptoir : c’est cette différence de format, plus que tel ou tel montant, qui explique l’écart de budget entre les deux formules.

Le niveau de préservation du décor et l’éventuel statut de protection patrimoniale varient d’un établissement à l’autre. La donnée disponible à ce jour ne permet pas de trancher ce point précis pour chaque adresse faute de source consolidée et à jour : mieux vaut vérifier directement avant de s’y rendre plutôt que de se fier à une affirmation générale. Ce qu’on peut établir sans ambiguïté, c’est le changement de fonction : d’ateliers de travail informels pour une génération d’artistes désargentés, ces lieux sont devenus des établissements de restauration à part entière, avec le service qui va avec.

Choisir son café à Montparnasse selon ce qu’on cherche

Le choix dépend de ce qu’on veut vivre, plus que d’un classement de qualité. Pour un repas complet dans un décor de grande brasserie classique, La Coupole, Le Dôme ou La Rotonde répondent à cette attente : grande salle, service structuré, carte large. Pour une atmosphère plus resserrée, associée directement à la scène littéraire du début du siècle, La Closerie des Lilas garde un profil distinct, avec son bar et son jardin, moins orientée vers le grand volume que La Coupole.

Pour une pause rapide sans viser un repas complet, aucun de ces cinq établissements n’est le point de comparaison pertinent : leur format de brasserie implique un service qui dépasse largement celui d’un café de quartier standard. Le Café Montparnasse, de son côté, se justifie surtout par sa position immédiate face à la gare — utile avant un train, sans lien avec la démarche patrimoniale qui motive une visite des quatre autres adresses.

Les pièges à éviter avant de s’y rendre

La confusion la plus fréquente reste de chercher le café historique de Montparnasse et de tomber sur la brasserie de 2009 par proximité de nom : les deux existent, mais ne répondent pas à la même intention.

Point de vigilance

Se présenter sans réservation à l’heure du dîner dans l’une de ces grandes brasseries reste risqué : leur capacité est réelle, mais leur notoriété attire un flux touristique constant qui remplit les services classiques. Aucun prix affiché sur un site tiers ne doit non plus être pris pour une donnée fixe, les cartes de brasserie étant révisées plusieurs fois par an.

Le chiffre qu’on n’a pas est souvent celui qui compte : ici, ce sont les tarifs actualisés et les horaires de réservation, à vérifier directement auprès de chaque établissement plutôt que sur une fiche généraliste, aussi documentée soit-elle.

Ce que le nom du quartier n’annonce pas, la date d’ouverture le confirme : entre 1847 et 2009, ce n’est pas la même adresse qu’on visite.

Le Café Montparnasse est-il l’un des cafés historiques du quartier ?

Non. C’est une brasserie ouverte en 2009 au 8 place du 18 Juin 1940, face à la gare Montparnasse. Les cafés associés à l’histoire littéraire du quartier sont La Closerie des Lilas, Le Dôme, La Rotonde, Le Select et La Coupole, tous plus anciens.

Quel est le café le plus ancien de Montparnasse ?

La Closerie des Lilas, qui date de 1847. Elle précède de plusieurs décennies la période des artistes des années 1920 la plus souvent associée au quartier, puisqu’elle accueillait déjà des peintres comme Renoir ou Monet dans les années 1860.

Faut-il réserver pour dîner dans ces établissements ?

La réservation est recommandée pour les repas du soir, en particulier le week-end, compte tenu de la fréquentation touristique constante de ces adresses. Aucune règle stricte n’est publiée par les établissements eux-mêmes : la prudence reste la meilleure option.

Ces cafés sont-ils accessibles avec un petit budget ?

Un café pris au comptoir revient toujours moins cher qu’un repas assis en salle. Ces cinq adresses fonctionnent comme des brasseries à part entière, avec un format de service aligné sur ce statut plutôt que sur celui d’un café de quartier ordinaire.

Une visite du quartier suffit-elle à comprendre pourquoi les artistes s’y sont installés ?

Seulement en partie. La proximité géographique explique la circulation entre les cafés, mais pas leur installation initiale : celle-ci tient d’abord à la présence d’ateliers d’artistes à loyer modeste au tournant du 20e siècle, un facteur économique qui ne se voit pas depuis une terrasse.