Italie, Coupe du monde 2026
une absence confirmée
Éliminée en barrages par la Bosnie-Herzégovine, la Squadra manque le Mondial pour la troisième fois de suite. Récit et explications.
L’Italie ne disputera pas la Coupe du monde 2026. Elle a été éliminée en finale des barrages européens, en mars 2026, battue en Bosnie-Herzégovine (1-1 après prolongation, 4 tirs au but à 1). C’est sa troisième absence consécutive après 2018 et 2022. Le sélectionneur Gennaro Gattuso a démissionné dans la foulée. Le tournoi se tiendra aux États-Unis, au Canada et au Mexique, du 11 juin au 19 juillet 2026, à 48 équipes.
- Verdict : Italie éliminée en barrages, pas au Mondial 2026.
- Bourreau : la Bosnie-Herzégovine, qualifiée à sa place.
- Série : troisième absence d’affilée (2018, 2022, 2026).
- Banc : démission de Gennaro Gattuso après l’élimination.
Le constat est sans appel : il n’y aura pas d’Italie à la Coupe du monde 2026. Éliminée au stade des barrages par la Bosnie-Herzégovine, la Squadra Azzurra manque le rendez-vous pour la troisième fois consécutive. Retour factuel sur ce qui s’est passé, sur les raisons d’une série noire, et sur le tournoi qui se jouera cet été sans l’une des grandes nations historiques du football.
L’Italie absente de la Coupe du monde 2026
Il faut l’énoncer simplement : l’Italie a échoué au stade des barrages, la voie de rattrapage réservée aux équipes qui ne terminent pas premières de leur groupe de qualification. Le verdict est tombé en mars 2026. À sa place, c’est la Bosnie-Herzégovine qui a validé son billet, pour la deuxième participation de son histoire après 2014.
L’absence est d’autant plus notable que ce Mondial inaugure un format élargi à 48 équipes, contre 32 lors des éditions précédentes. Avec un tiers de places supplémentaires, ne pas se qualifier prend une autre dimension pour une nation qui compte quatre titres mondiaux à son palmarès.
Comment l’Italie a été éliminée
Le parcours en barrages avait pourtant bien commencé, avant de basculer en finale. Voici le déroulé, étape par étape.
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Demi-finale maîtrisée
L’Italie écarte l’Irlande du Nord 2-0, sur des buts de Sandro Tonali (56e) et Moise Kean (80e). Elle file en finale du barrage, à disputer à l’extérieur.
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Ouverture du score en Bosnie
En finale, Moise Kean ouvre la marque dès la 15e minute, après une erreur de relance adverse. L’Italie mène 1-0.
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Le tournant : une expulsion
À la 42e minute, Alessandro Bastoni reçoit un carton rouge. L’Italie joue à dix pour tout le reste de la rencontre.
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L’égalisation bosnienne
Réduite à dix, l’Italie tient jusqu’à la 80e minute, puis concède l’égalisation signée Haris Tabakovic. Score : 1-1, qui tiendra jusqu’à la fin de la prolongation.
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La séance fatale
Aux tirs au but, Pio Esposito et Bryan Cristante manquent les leurs ; la Bosnie réussit tout. 4 tirs au but à 1 : l’Italie est éliminée.
Comment l’Italie s’est retrouvée en barrages
Pour comprendre cette élimination, il faut remonter à la phase de groupes des qualifications. L’Italie figurait dans le groupe I de la zone Europe, aux côtés de la Norvège, d’Israël, de l’Estonie et de la Moldavie. Un seul billet direct était en jeu, réservé au premier de groupe ; le deuxième se contentait des barrages.
Or la Norvège a survolé ce groupe. Portée par Erling Haaland, meilleur buteur de toute la zone Europe avec 16 réalisations, elle a bouclé sa campagne avec un parcours parfait : huit victoires en huit matchs, 37 buts marqués pour seulement 5 encaissés, soit une différence de buts de +32. Difficile de contester une telle régularité.
Les deux confrontations directes ont scellé le sort de l’Italie. En juin 2025, à Oslo, la Squadra s’était inclinée 3-0, les buts d’Alexander Sørloth, Antonio Nusa et Erling Haaland tombant tous avant la mi-temps. Au match retour, le 16 novembre 2025 à San Siro, la Norvège s’est imposée 4-1, avec un doublé de Haaland, confirmant sa qualification directe et reléguant l’Italie à la deuxième place.
Cette deuxième place a renvoyé l’Italie vers les barrages de mars 2026, ce couloir étroit où une seule mauvaise soirée suffit à tout faire basculer — ce qui s’est précisément produit en Bosnie. La Norvège, elle, a retrouvé la Coupe du monde qu’elle n’avait plus disputée depuis 1998, signe que les équilibres du football européen se redessinent.
Côté italien, les réactions ont traduit l’abattement. Joueurs et encadrement ont parlé d’une déception immense au coup de sifflet final, dans la continuité des échecs de 2018 et 2022. La donnée brute le résume : sur les trois dernières campagnes, l’Italie a buté trois fois sur l’étape des barrages. Pour une fédération habituée aux sommets, l’addition commence à peser, et la question n’est plus celle d’un accident, mais d’une tendance à corriger.
Une troisième absence consécutive
Ce scénario n’est pas un accident isolé. L’Italie avait déjà manqué la Coupe du monde 2018, battue en barrages par la Suède, puis celle de 2022, surprise par la Macédoine du Nord. Avec 2026, cela fait trois éditions de suite sans la Squadra Azzurra sur la plus grande scène du football.
Le contraste avec le passé est saisissant : quatre titres mondiaux (1934, 1938, 1982, 2006) et un sacre européen en 2021, pour une dernière participation au Mondial qui remonte à 2014.
| Édition | Pays hôte(s) | Italie |
|---|---|---|
| 2014 | Brésil | Qualifiée, éliminée au 1er tour |
| 2018 | Russie | Absente (barrage perdu, Suède) |
| 2022 | Qatar | Absente (barrage perdu, Macédoine du Nord) |
| 2026 | États-Unis, Canada, Mexique | Absente (barrage perdu, Bosnie-Herzégovine) |
Il faut donc distinguer le palmarès historique de la réalité récente. Depuis une décennie, l’Italie peine à franchir l’étape des qualifications, alors même qu’elle reste capable de gagner un Championnat d’Europe. La donnée disponible à ce jour décrit moins un effondrement qu’un décalage durable entre le prestige et la régularité.
Gattuso, la démission et l’après
Sur le banc, l’élimination a eu une conséquence immédiate. Gennaro Gattuso, nommé sélectionneur en juin 2025 en remplacement de Luciano Spalletti, a démissionné trois jours après la défaite en Bosnie. Champion du monde 2006 comme joueur, il avait pris ses fonctions avec un objectif clair : ramener l’Italie au Mondial, absente depuis 2014. L’objectif n’a pas été atteint.
Son départ ouvre une période d’incertitude pour la sélection, qui devra se reconstruire autour d’une nouvelle direction sportive. Il serait hasardeux d’anticiper les choix à venir : l’essentiel, à ce stade, est de constater que le cycle ouvert en 2025 s’est refermé sans qualification, et que la fédération italienne se retrouve devant la même question, celle de la profondeur et de la relève.
Une Coupe du monde 2026 sans la Squadra
Le tournoi, lui, aura bien lieu, et il sera d’une ampleur inédite. Pour les amateurs italiens, il faudra suivre la compétition autrement : en spectateurs neutres ou en supporters d’adoption. C’est une situation devenue familière depuis 2018, mais qui ne perd pas de son amertume. On s’en tiendra ici au cadre factuel, sans désigner de favori : un Mondial à 48 équipes reste, par construction, ouvert et difficile à pronostiquer.
La Coupe du monde 2026 se déroule aux États-Unis, au Canada et au Mexique, du 11 juin au 19 juillet 2026. C’est la première édition à 48 équipes et la première organisée conjointement par trois pays.
En attendant, la sélection devra se relancer dès les prochaines échéances internationales, sans la vitrine du Mondial pour s’étalonner. C’est tout l’enjeu des deux prochaines années : retrouver de la constance dans les qualifications, là où le talent individuel n’a pas suffi à éviter le piège des barrages.
Et la cuisine italienne dans tout ça
Si l’équipe manque à l’appel, la cuisine italienne, elle, sera de toutes les soirées d’été. Les matchs se regardent volontiers entre amis, et la table italienne se prête à ces rendez-vous : simple à partager, généreuse, sans cérémonie. Un plateau d’antipasti à picorer, une pizza ou une focaccia maison, des pâtes vite préparées, une glace pour conclure : peut-être la plus belle façon de garder un peu d’Italie dans le tournoi, même quand le maillot azur reste au placard.
Ce que coûte une absence au Mondial
Au-delà du résultat sportif, manquer une Coupe du monde a un coût difficile à chiffrer mais réel. Une grande nation absente, c’est une vitrine en moins pour ses joueurs, des recettes commerciales amputées pour la fédération, et une exposition réduite pour tout un écosystème — diffuseurs, sponsors, formation. La donnée précise dépend de nombreux paramètres et n’est pas publique, mais l’ordre de grandeur ne fait guère de doute : trois absences en huit ans laissent des traces.
Il existe aussi un coût sportif moins visible : une génération de joueurs privée du plus haut niveau de compétition, des jeunes qui grandissent sans voir leur sélection au Mondial, et une culture de la gagne qui s’érode. La reconstruction prendra du temps, et passera autant par la formation et le championnat national que par le choix d’un sélectionneur. L’hypothèse inverse — un simple rebond ponctuel — mérite d’être envisagée, mais rien dans les trois dernières campagnes ne l’étaye pour l’instant.
À retenir
L’Italie ne jouera pas la Coupe du monde 2026, éliminée en barrages par la Bosnie-Herzégovine après une défaite aux tirs au but. C’est sa troisième absence consécutive, après 2018 et 2022, un fait marquant pour une nation quatre fois championne du monde et championne d’Europe récente. Le sélectionneur Gennaro Gattuso a démissionné dans la foulée. Le Mondial, organisé en Amérique du Nord du 11 juin au 19 juillet 2026, se jouera donc sans la Squadra, dans un format élargi à 48 équipes.
L’Italie est-elle qualifiée pour la Coupe du monde 2026 ?
Non. L’Italie n’est pas qualifiée : elle a été éliminée en finale des barrages européens en mars 2026 et ne participera pas au Mondial 2026.
Contre qui l’Italie a-t-elle été éliminée ?
Contre la Bosnie-Herzégovine, en finale des barrages, à l’extérieur. Le match s’est soldé par un 1-1 après prolongation, puis une défaite 4 tirs au but à 1. La Bosnie-Herzégovine s’est qualifiée à la place de l’Italie.
Depuis quand l’Italie ne joue-t-elle plus la Coupe du monde ?
La dernière participation de l’Italie remonte à la Coupe du monde 2014, où elle avait été éliminée au premier tour. Elle a ensuite manqué les éditions 2018, 2022 et 2026, soit trois absences consécutives.
Qui était le sélectionneur de l’Italie lors de l’élimination ?
Gennaro Gattuso, nommé en juin 2025 en remplacement de Luciano Spalletti. Champion du monde 2006 comme joueur, il a démissionné trois jours après l’élimination.
Où et quand se déroule la Coupe du monde 2026 ?
La Coupe du monde 2026 se tient aux États-Unis, au Canada et au Mexique, du 11 juin au 19 juillet 2026. C’est la première édition réunissant 48 équipes.
Quatre fois championne du monde, mais absente pour la troisième fois de suite : l’Italie manquera ce Mondial 2026 comme les deux précédents. En attendant un nouveau cycle, il restera à suivre le tournoi en voisin — et, pourquoi pas, à mettre un peu d’Italie dans l’assiette les soirs de match.