Maillot bleu de l'Italie floqué de quatre étoiles, suspendu parmi d'autres maillots de football
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Italie et Coupe du monde

quatre titres, et trois absences de suite

Quatre étoiles, six finales disputées, et pourtant douze ans sans jouer le moindre match de Coupe du monde. Le bilan italien, au lendemain d’une édition 2026 jouée sans elle.

Réponse rapide

L’Italie a remporté quatre Coupes du monde, en 1934, 1938, 1982 et 2006. Seul le Brésil, avec cinq titres, fait mieux ; l’Allemagne en compte quatre également. La Squadra Azzurra a par ailleurs perdu deux finales, en 1970 et en 1994, face au Brésil les deux fois. Elle n’a plus participé à une phase finale depuis 2014 et a manqué les éditions 2018, 2022 et 2026, cette dernière ayant été remportée par l’Espagne.

  • Titres : 1934, 1938, 1982, 2006.
  • Finales perdues : 1970 et 1994, contre le Brésil.
  • Dernière participation : 2014.
  • Absences consécutives : 2018, 2022 et 2026.
  • Vainqueur 2026 : l’Espagne, 1-0 contre l’Argentine après prolongation.

Quatre titres et deux finales perdues

le bilan italien

L’Italie a remporté quatre Coupes du monde : en 1934, en 1938, en 1982 et en 2006. Un seul pays fait mieux, le Brésil, qui en compte cinq. L’Allemagne affiche le même total que l’Italie. La Squadra Azzurra — le surnom de la sélection italienne, d’après le bleu de son maillot — figure donc parmi les trois nations les plus titrées de l’histoire de la compétition.

Le bilan ne s’arrête pas là. L’équipe a également atteint la finale à deux autres reprises, en 1970 et en 1994, et l’a perdue les deux fois. Six finales disputées, quatre gagnées : peu de sélections affichent un tel rendement une fois arrivées au dernier match.

C’est ce qui rend sa situation actuelle si particulière. Cette même équipe n’a plus disputé la moindre Coupe du monde depuis 2014, et vient d’en manquer une troisième d’affilée.

Les quatre sacres, de 1934 à 2006

Les titres italiens se répartissent en deux blocs nettement séparés, à près d’un demi-siècle d’intervalle.

Année Adversaire en finale Score
1934 Tchécoslovaquie 2-1 après prolongation, à domicile
1938 Hongrie 4-2
1982 RFA 3-1, à Madrid
2006 France 1-1 après prolongation, 5-3 aux tirs au but

1934 et 1938

le doublé d’avant-guerre

Le premier titre arrive en 1934, à domicile, face à la Tchécoslovaquie. La compétition n’a alors que quatre ans d’existence et se joue dans un contexte politique lourd, le régime fasciste ayant fait de l’organisation une vitrine.

Quatre ans plus tard, l’équipe conserve son titre contre la Hongrie. Ce doublé reste un fait rare : très peu de sélections ont enchaîné deux Coupes du monde consécutives. Puis la guerre interrompt la compétition, et l’Italie entre dans une longue période sans sacre.

1982 et 2006

les deux sacres modernes

Il faut attendre 1982 pour le titre suivant, obtenu en Espagne contre la RFA, au terme d’un tournoi où l’Italie était partie sans être considérée comme favorite.

Le quatrième arrive en 2006, en Allemagne, contre la France. Le match se termine sur un score de 1-1 après prolongation, et l’Italie l’emporte aux tirs au but. C’est la finale la plus présente dans la mémoire des téléspectateurs français, autant pour l’expulsion de Zinédine Zidane en prolongation que pour son issue.

Ce sacre de 2006 reste, vingt ans plus tard, la dernière fois que l’Italie a soulevé le trophée.

Deux finales perdues, deux fois contre le Brésil

Les palmarès retiennent les victoires, et ces deux finales-là disparaissent presque toujours des résumés. Elles se ressemblent pourtant par leur adversaire.

En 1970, au Mexique, l’Italie atteint la finale et tombe sur l’une des équipes les plus commentées de l’histoire du football, ce Brésil emmené par Pelé que beaucoup tiennent encore pour la meilleure sélection jamais alignée. Le Brésil s’impose 4-1. Perdre contre cette équipe-là n’a jamais été tenu pour un déshonneur en Italie, et la finale a moins marqué les mémoires locales que la demi-finale qui l’avait précédée.

En 1994, aux États-Unis, les deux mêmes sélections se retrouvent au dernier match. Cette finale n’a produit de vainqueur ni dans le temps réglementaire ni en prolongation : elle s’est décidée aux tirs au but, et le tir manqué de Roberto Baggio est devenu l’une des images les plus rediffusées du football italien.

Six finales, donc, dont deux perdues face au même pays. La précision compte pour lire correctement le bilan : l’Italie n’est pas seulement une équipe qui gagne des Coupes du monde, c’est une équipe qui va souvent au bout.

Trois absences consécutives

2018, 2022, 2026

La dernière participation italienne à une phase finale remonte à 2014. Depuis, la sélection a échoué à se qualifier trois fois de suite, et jamais lors de la phase de groupes : toujours au match couperet qui la suit.

2018

Élimination en barrage face à la Suède. L’Italie manque une Coupe du monde pour la première fois depuis 1958, ce qui provoque en Italie une remise en cause d’ampleur.

2022

Élimination par la Macédoine du Nord, à un tour encore plus précoce du parcours de barrage. Le coup est d’autant plus rude que l’Italie venait d’être sacrée championne d’Europe l’année précédente.

2026

Deuxième de son groupe de qualification, l’Italie franchit la demi-finale de barrage puis échoue en finale face à la Bosnie-Herzégovine : 1-1 après prolongation, et une séance de tirs au but perdue 4-1.

Trois éditions manquées d’affilée, pour une sélection quadruple championne du monde, constituent une séquence sans équivalent dans son histoire. Entre sa dernière apparition et aujourd’hui, douze années se sont écoulées sans le moindre match italien en Coupe du monde.

Encore faut-il comprendre le mécanisme qui produit ces éliminations, car il explique beaucoup.

Pourquoi finir deuxième coûte si cher. Dans les éliminatoires européens, seul le premier de chaque groupe est qualifié d’office pour la Coupe du monde. Les deuxièmes sont renvoyés vers des barrages, rejoints par quelques équipes repêchées via la Ligue des nations. Ces barrages s’organisent en voies indépendantes de quatre équipes, disputées en matchs secs : une demi-finale, puis une finale, programmées fin mars. Aucun match retour, aucune session de rattrapage — seul le vainqueur de chaque finale décroche son billet. Une sélection peut donc réaliser une campagne solide sur l’ensemble de ses rencontres de groupe, puis voir tout s’effondrer en quatre-vingt-dix minutes, voire aux tirs au but. C’est ce qui est arrivé à l’Italie trois fois de suite.

Les conséquences institutionnelles de 2026 ont été immédiates. Le président de la fédération italienne, Gabriele Gravina, a quitté ses fonctions, et le sélectionneur Gennaro Gattuso a démissionné dans la foulée, quelques jours seulement après l’élimination.

Le Mondial 2026 s’est joué sans elle

L’édition 2026 s’est tenue aux États-Unis, au Canada et au Mexique, et s’est achevée le 19 juillet 2026. C’était le plus grand tournoi de l’histoire de la compétition : quarante-huit équipes au lieu de trente-deux, soit seize places supplémentaires réparties entre les confédérations.

Cet élargissement mérite d’être souligné du point de vue italien. L’édition qui a ouvert le plus largement ses portes est aussi celle que l’Italie a manquée — l’Europe a certes obtenu davantage de places, mais elles bénéficient d’abord aux vainqueurs de groupe, et le goulot d’étranglement du barrage n’a pas disparu pour autant.

C’est l’Espagne qui l’a emportée. En finale, au MetLife Stadium, dans la banlieue de New York, la Roja a battu l’Argentine 1-0 après prolongation. Le but a été inscrit par Ferran Torres à la 106e minute, sur une passe de Nico Williams, après un match longtemps verrouillé par une Argentine très défensive.

C’est le deuxième titre mondial espagnol, seize ans après celui de 2010. Déjà championne d’Europe en 2024, l’Espagne réalise ainsi le doublé continental et mondial. Sur la route de la finale, elle avait écarté la France en demi-finale, 2-0, tandis que l’Argentine s’était défaite de l’Angleterre 2-1.

Aucune de ces rencontres n’a concerné l’Italie, et c’est précisément ce qui rend l’édition notable de son point de vue : pour la troisième fois de suite, la compétition s’est déroulée entièrement sans l’une de ses nations les plus décorées.

Où en est la Squadra Azzurra

L’état des lieux est celui d’une reconstruction qui commence.

Sur le plan sportif, la sélection conserve un palmarès considérable et reste double championne d’Europe, en 1968 puis en 2020. Ce second titre continental est d’ailleurs venu s’intercaler entre deux échecs mondiaux, ce qui nuance sérieusement l’idée d’un effondrement général : une équipe capable de gagner un Euro en 2021 puis de manquer le Mondial l’année suivante pose autant une question de format de qualification qu’une question de niveau.

Sur le plan de l’encadrement, la situation demeure mouvante. Après la démission de Gattuso, la fédération s’est tournée vers une solution de transition, et les sources disponibles présentent le sélectionneur en place comme intérimaire. Plusieurs noms d’entraîneurs expérimentés ont circulé dans la presse italienne sans que rien de définitif ne se dégage.

La prochaine échéance sera la campagne de qualification suivante. L’enjeu y sera moins de viser un cinquième titre que de retrouver, simplement, une place dans le tournoi.

Une situation qui bouge. Le banc de la sélection italienne a changé quatre fois en peu d’années, et la nomination d’un sélectionneur définitif peut intervenir à tout moment. Pour cette information précise, mieux vaut consulter une source d’actualité récente plutôt que n’importe quelle page, celle-ci comprise, qui fige nécessairement un état des choses daté.

Questions fréquentes

Combien de Coupes du monde l’Italie a-t-elle gagnées ?

Quatre : en 1934 contre la Tchécoslovaquie, en 1938 contre la Hongrie, en 1982 contre la RFA et en 2006 contre la France. Seul le Brésil compte davantage de titres, avec cinq ; l’Allemagne en totalise quatre comme l’Italie.

Pourquoi l’Italie n’était-elle pas à la Coupe du monde 2026 ?

Deuxième de son groupe de qualification, elle est passée par les barrages européens. Après avoir franchi la demi-finale, elle a perdu la finale de barrage face à la Bosnie-Herzégovine, 1-1 après prolongation puis 4-1 aux tirs au but.

Quelle est la dernière Coupe du monde disputée par l’Italie ?

Celle de 2014. Depuis, la sélection a manqué trois éditions consécutives : 2018, éliminée en barrage par la Suède, 2022, éliminée par la Macédoine du Nord, et 2026, éliminée par la Bosnie-Herzégovine.

Qui a gagné la Coupe du monde 2026 ?

L’Espagne, qui a battu l’Argentine 1-0 après prolongation en finale, le 19 juillet 2026 au MetLife Stadium. Ferran Torres a marqué à la 106e minute. C’est le deuxième titre mondial espagnol après celui de 2010.

L’Italie a-t-elle déjà perdu une finale de Coupe du monde ?

Deux fois, et contre le même adversaire. En 1970, elle s’incline 4-1 face au Brésil. En 1994, elle retrouve le Brésil en finale et perd aux tirs au but, sur un dernier tir manqué par Roberto Baggio.

Quatre étoiles cousues sur un maillot que la Coupe du monde n’a plus vu depuis 2014 : l’Italie est devenue le cas le plus singulier du football international, celui d’un palmarès que le présent ne confirme plus.