Cuisine du monde · Italienne

Jours fériés en Italie

le calendrier des fêtes et de la table

Au-delà des dates, chaque grande fête italienne a son plat. Le calendrier complet, des lentilles du Nouvel An au panettone de Noël.

Repas de fête en famille autour d'une grande table dressée aux chandelles, plats partagés, charcuterie, pain et bougies
Réponse rapide

L’Italie compte une douzaine de jours fériés nationaux : 1er et 6 janvier, lundi de Pâques, 25 avril, 1er mai, 2 juin, 15 août, 1er novembre, 8 décembre, 25 et 26 décembre. À ces dates communes au pays s’ajoute, dans chaque ville, le jour du saint patron, qui change selon l’endroit.

  • Une seule fête mobile : le lundi de Pâques (Pasquetta), dont la date suit Pâques.
  • Fête nationale : le 2 juin, jour de la République.
  • Chaque ville ajoute le férié de son saint patron, comme Milan le 7 décembre.
  • À table : lentilles au Nouvel An, agneau à Pâques, panettone à Noël.

En Italie, un jour férié ne se résume jamais à une case grise dans l’agenda. Chaque grande date a son rythme, ses habitudes et, presque toujours, son plat. Connaître ce calendrier, c’est autant savoir quand les commerces baissent le rideau que deviner ce qui mijote dans les cuisines ce jour-là.

Les jours fériés nationaux en Italie

Le pays observe une douzaine de jours fériés valables partout, du Piémont à la Sicile. La plupart tombent à date fixe ; une seule dépend du calendrier de Pâques. Le dimanche de Pâques est lui aussi férié, mais comme il tombe toujours un dimanche, c’est le lundi qui offre un vrai jour chômé supplémentaire.

DateJour fériéCe qu’il représente
1er janvierCapodannoJour de l’an
6 janvierEpifaniaÉpiphanie, la Befana
Mobile (lundi)PasquettaLundi de Pâques
25 avrilLiberazioneFin de l’occupation, 1945
1er maiFesta dei LavoratoriFête du Travail
2 juinFesta della RepubblicaFête nationale, 1946
15 aoûtFerragostoAssomption, cœur de l’été
1er novembreOgnissantiToussaint
8 décembreImmacolataImmaculée Conception
25 décembreNataleNoël
26 décembreSanto StefanoSaint-Étienne

Pâques, Ferragosto, Noël

les fêtes qui rythment l’année

Trois moments structurent l’année italienne et débordent largement de leur seule journée fériée.

Pâques est une période plus qu’une date. Les Italiens distinguent le dimanche, plutôt familial et autour d’un grand repas, du lundi de Pâques, traditionnellement consacré aux sorties en plein air. Un dicton résume bien l’esprit : Noël avec les tiens, Pâques avec qui tu veux.

Ferragosto, le 15 août, est sans doute le férié le plus singulier. C’est le cœur des vacances d’été : une grande partie du pays s’arrête, beaucoup quittent les villes pour la mer ou la montagne, et l’on se retrouve souvent autour d’un repas en extérieur. Dans les centres-villes, l’ambiance est celle d’un dimanche prolongé, calme et un peu désert.

Noël ouvre la plus longue séquence de fêtes, de la veille du 24 décembre jusqu’à l’Épiphanie. Entre le réveillon, le déjeuner du 25, la Santo Stefano du 26 et la galette de janvier, c’est presque deux semaines de tables successives qui s’enchaînent.

À chaque fête son plat

ce que l’on mange

C’est là que le calendrier italien devient gourmand. La plupart des grandes fêtes ont leur spécialité, avec d’importantes variantes d’une région à l’autre.

1er janvier

Lentilles du Nouvel An

Servies avec cotechino ou zampone. Leur forme de petites pièces symbolise l’argent : plus on en mange, plus l’année serait favorable.

Pâques

Agneau et colombe

L’agneau ou le chevreau au centre du repas, la colombe pascale en dessert, et des spécialités salées régionales comme la torta pasqualina ou la pastiera.

Noël

Panettone et pandoro

Le panettone milanais et le pandoro véronais sur toutes les tables. Le réveillon du 24 fait souvent la part belle au poisson, surtout dans le Sud.

À la Toussaint et autour du 2 novembre, plusieurs régions préparent des biscuits liés au souvenir des défunts : les fave dei morti à base d’amandes, le pan dei morti en Lombardie, les ossa dei morti en Sicile. Et le 26 décembre, la Santo Stefano se passe volontiers à finir les restes de la veille, sans façon.

Les saints patrons

un jour férié qui change de ville

À côté des fêtes nationales, chaque commune italienne honore son saint patron, et ce jour-là est férié localement. C’est une particularité déroutante pour le visiteur : un même jour peut être chômé dans une ville et parfaitement ordinaire à cent kilomètres de là.

Milan célèbre Sant’Ambrogio le 7 décembre, juste avant l’Immaculée Conception, ce qui crée souvent un long week-end. Rome fête Saints Pierre et Paul le 29 juin. Venise honore San Marco le 25 avril, le même jour que la Libération. Florence, mais aussi Gênes et Turin, célèbrent San Giovanni le 24 juin. Naples se tourne vers San Gennaro le 19 septembre, une fête très suivie.

Ces journées s’accompagnent souvent de processions, de marchés et de douceurs locales. Le panettone est par exemple intimement lié à Milan et à sa Saint-Ambroise, qui marque le coup d’envoi de la saison de Noël dans la ville.

Jour férié en Italie

ce qui est ouvert ou fermé

Pour qui voyage, le calendrier des fêtes a des conséquences très concrètes. Un jour férié, beaucoup de commerces de quartier, de banques et de bureaux sont fermés. Dans les zones touristiques, en revanche, une partie des boutiques et des restaurants reste ouverte, car ces journées sont aussi des journées d’affluence.

Les musées et sites suivent leurs propres règles, souvent fermés le 1er janvier et le 25 décembre. Plutôt que de se fier à une règle générale, le réflexe utile reste de vérifier les horaires du lieu précis que l’on veut visiter, car les exceptions sont fréquentes d’une ville et d’une institution à l’autre.

À prévoir le 15 août

À Ferragosto, de nombreux établissements, surtout dans les grandes villes, affichent « chiuso per ferie » et ferment plusieurs jours d’affilée. Hors des lieux de villégiature, prévoyez vos courses et repérez à l’avance un restaurant ouvert.

Combien y a-t-il de jours fériés en Italie ?

Une douzaine de jours fériés sont valables dans tout le pays : 1er et 6 janvier, lundi de Pâques, 25 avril, 1er mai, 2 juin, 15 août, 1er novembre, 8 décembre, 25 et 26 décembre, auxquels s’ajoute le dimanche de Pâques. À cela s’ajoute, dans chaque ville, le jour du saint patron, férié localement seulement.

Quelle est la fête nationale italienne ?

C’est la Festa della Repubblica, célébrée le 2 juin. Elle commémore le référendum de 1946 par lequel les Italiens ont choisi la république plutôt que la monarchie. La journée est marquée par un grand défilé à Rome.

Qu’est-ce que le Ferragosto ?

Le Ferragosto est le jour férié du 15 août, qui coïncide avec l’Assomption. C’est le sommet des vacances d’été : une grande partie du pays s’arrête, beaucoup partent à la mer ou à la montagne, et l’on se retrouve souvent autour d’un repas en plein air. En ville, beaucoup de commerces ferment plusieurs jours.

Que mangent les Italiens à Noël et à Pâques ?

À Noël, le panettone et le pandoro sont incontournables ; le réveillon du 24 fait souvent la part belle au poisson, surtout dans le Sud. À Pâques, l’agneau est au centre du repas, accompagné de la colombe pascale et des œufs en chocolat, avec des spécialités salées régionales comme la torta pasqualina ou la pastiera.

Les magasins sont-ils ouverts les jours fériés en Italie ?

Cela dépend de l’endroit. Dans les zones touristiques, une partie des boutiques et restaurants reste ouverte. Ailleurs, beaucoup de commerces ferment, en particulier autour du 15 août où l’on voit souvent l’écriteau « chiuso per ferie ». Pour un musée ou un site précis, mieux vaut vérifier ses horaires à l’avance.

Un voyage en Italie se cale autant sur le calendrier des fêtes que sur celui des musées : c’est souvent là, autour d’une table un jour férié, que la cuisine raconte le mieux le pays.