Café Bohème Edgar Quinet
l’adresse, les créneaux et le quartier
Une adresse de Montparnasse qu’on résume trop souvent à une fiche d’annuaire. Où elle se trouve, quel créneau correspond à quel usage, et ce que le boulevard propose autour selon le jour.
Le Café Bohème se trouve au 19 boulevard Edgar Quinet, dans le 14e arrondissement de Paris, à deux pas de la station de métro Edgar Quinet (ligne 6). C’est un café-restaurant ouvert du matin jusque tard le soir, avec un petit-déjeuner en semaine, un déjeuner qui court jusqu’au milieu de l’après-midi, un brunch le samedi et le dimanche, un service du soir et une terrasse sans réservation.
- Adresse : 19 boulevard Edgar Quinet, Paris 14e, côté Montparnasse.
- Accès : métro Edgar Quinet (ligne 6) ; Vavin et Montparnasse-Bienvenüe à courte distance.
- Créneaux : petit-déjeuner et déjeuner en semaine, brunch le samedi et le dimanche, service du soir tous les jours.
- Terrasse : sans réservation, au premier arrivé.
- Autour : marché alimentaire les mercredi et samedi matin, marché de la création le dimanche.
Le Café Bohème du boulevard Edgar Quinet, c’est quoi exactement
Un café-restaurant installé au 19 boulevard Edgar Quinet, dans le 14e arrondissement de Paris, à quelques pas de la station de métro qui porte le même nom. L’adresse fonctionne sur une amplitude large : elle ouvre tôt le matin et ferme tard dans la nuit, ce qui en fait autant une halte de petit-déjeuner qu’une table du soir. Entre les deux, elle sert à déjeuner, propose un brunch en fin de semaine, et laisse sa terrasse ouverte aux consommations de passage.
La maison revendique une cuisine actuelle, ouverte sur le monde, servie dans un décor volontairement chargé de fleurs, de couleurs et de matières chaudes. L’enseigne convoque la bohème de Montparnasse, celle des ateliers et des cafés d’artistes du début du XXe siècle. Il faut le prendre pour ce que c’est : une ambiance revendiquée, pas une reconstitution historique. Le lieu est contemporain, la référence est décorative.
Plusieurs établissements parisiens portent le nom de Café Bohème, et l’enseigne a annoncé une seconde implantation dans le 15e arrondissement. Quand vous cherchez celui de Montparnasse, c’est le numéro 19 du boulevard Edgar Quinet qu’il faut retenir, et pas seulement le nom.
Où c’est, et comment y aller
Le boulevard Edgar Quinet traverse le sud de Montparnasse : il relie les abords de la gare au boulevard Raspail. C’est un axe large, planté d’arbres, avec un terre-plein central qui joue un rôle important dans la vie du quartier — on y revient plus bas.
L’accès le plus direct se fait par la station Edgar Quinet, sur la ligne 6. Vavin, sur la ligne 4, se trouve à l’autre extrémité du boulevard et reste une option confortable si vous venez du nord de la rive gauche. Montparnasse-Bienvenüe, avec ses correspondances multiples et sa gare, est à quelques minutes de marche : c’est le point de chute logique si vous arrivez de province ou de la banlieue ouest.
Le repère visuel le plus simple reste le cimetière du Montparnasse, dont le mur longe le côté sud du boulevard. Vous marchez le long de ce mur, vous êtes sur le bon axe. La tour Montparnasse, elle, se voit de partout et donne le nord sans effort.
Quel créneau choisir selon ce que vous cherchez
Une adresse ouverte du matin à la nuit ne propose pas la même expérience à 8 h et à 21 h. Sur ce type de lieu, le créneau compte davantage que la carte : c’est lui qui détermine le bruit, l’attente, la place disponible en terrasse et le type de service.
Le matin et le déjeuner en semaine
Le petit-déjeuner est servi en matinée du lundi au vendredi, sur une plage qui couvre une bonne partie de la matinée. C’est le moment le plus calme : la terrasse respire, on peut lire ou travailler sans se sentir bousculé. Le déjeuner enchaîne jusqu’au milieu de l’après-midi, ce qui laisse de la marge à ceux qui mangent tard — un vrai confort dans un secteur de bureaux et de gare où beaucoup de tables coupent leur service à quatorze heures.
Le brunch du samedi et du dimanche
En fin de semaine, la maison bascule sur un service de brunch, de la fin de matinée au début d’après-midi. C’est le créneau le plus exposé à l’affluence. Si vous tenez à une table en salle un dimanche à midi, anticipez. Si vous êtes souple sur l’horaire, décalez : arriver dès l’ouverture du service ou en toute fin de créneau change complètement le confort d’installation.
Le soir et la terrasse
Le service du soir démarre en fin d’après-midi et se poursuit tard, l’établissement restant ouvert au-delà de la fermeture des cuisines pour les consommations. La terrasse, colorée et abondamment fleurie, fonctionne sans réservation : premier arrivé, premier servi, avec la logique météo qui va avec. Aux beaux jours, en début de soirée, elle se remplit vite.
Les plages de service indiquées ici sont celles affichées par l’établissement au moment de la rédaction. Elles évoluent au fil des saisons, des jours fériés et des périodes de fermeture. Un coup d’œil aux informations publiées par la maison avant de vous déplacer évite une porte close, surtout si vous venez de loin ou en nombre.
Ce qu’on y mange
La cuisine se situe dans un registre franco-international assumé : assiettes du jour, plats de bistrot revisités, part significative de propositions végétales, et une carte de brunch qui fait beaucoup pour la réputation de l’adresse. Les toasts, notamment autour de l’avocat, reviennent constamment dans les retours de clientèle — le genre de plat signature qui finit par s’installer dans les habitudes d’un quartier.
Un brunch de café parisien suit presque toujours la même architecture, et la connaître aide à choisir. Il s’articule en deux temps : une part salée, œufs déclinés en plusieurs cuissons, toasts, parfois une pièce de charcuterie ou de poisson fumé ; puis une part sucrée, viennoiserie, pain perdu, fruits, laitage. Les formules incluent en général une boisson chaude et un jus, ce qui explique un ticket plus élevé qu’un simple petit-déjeuner mais aussi une durée de table plus longue. On y reste, c’est le principe.
La mention « options végétales » mérite d’être lue avec attention, ici comme ailleurs. Sur une carte de café-restaurant contemporain, elle recouvre en général de vraies assiettes construites — légumes rôtis, céréales, bases de houmous ou d’avocat — et non la seule salade de garniture reléguée en bas de carte. C’est un bon critère pour juger du sérieux d’une maison sur ce terrain : une proposition sans viande qui a été pensée comme un plat, pas comme un retrait d’ingrédient.
Dernier repère, souvent négligé : une cuisine qui tourne en continu du matin au soir ne travaille pas comme une table à deux services. Elle privilégie des préparations qui tiennent la journée, des cuissons rapides à la commande et une carte plus courte qu’il n’y paraît. C’est ce qui permet de manger à 15 h 30 un mardi, et c’est aussi pourquoi il ne faut pas y chercher la démonstration technique d’un restaurant gastronomique. Le registre est autre, il est cohérent, et la carte suit les saisons — elle change donc en cours d’année.
Venir à plusieurs, réserver ou pas
La règle n’est pas la même selon l’endroit où vous voulez vous installer et selon le nombre de convives. Les trois cas de figure se traitent différemment.
| Situation | Réservation | À savoir |
|---|---|---|
| En terrasse | Non | Règle affichée par la maison : on se présente, on prend ce qui est libre. Aux beaux jours, viser le début de service. |
| En salle, deux à quatre personnes | Recommandée sur les pointes | Brunch de fin de semaine, vendredi soir, soirées de printemps et d’été. En dehors de ces créneaux, un passage direct fonctionne généralement. |
| En groupe | Oui, par l’établissement | La maison accueille des tablées importantes et annonce une capacité événementielle de plusieurs dizaines de convives. Au-delà d’une dizaine de personnes, le passage par la maison devient nécessaire. |
Ce qu’il y a autour, selon le jour de la semaine
Le boulevard Edgar Quinet ne se ressemble pas d’un jour à l’autre, et c’est ce qui donne à l’adresse une partie de son intérêt. Le terre-plein central change de fonction au fil de la semaine.
Les mercredi et samedi matin, il accueille le marché alimentaire Edgar Quinet, réputé parmi les plus grands marchés parisiens. Maraîchers, poissonniers, bouchers, volaillers, fromagers, marchands d’olives : la quasi-totalité des métiers de bouche y sont représentés. Le samedi, il s’étire jusqu’en début d’après-midi. Faire ses courses puis s’attabler à deux cents mètres de là, ou l’inverse, reste l’une des manières les plus agréables de vivre ce boulevard.
Le dimanche, le même terre-plein devient le marché de la création, entre les numéros 38 et 72. Peintres, sculpteurs, photographes, graveurs, céramistes et créateurs textiles y exposent leur propre production à ciel ouvert, du milieu de matinée jusqu’en fin de journée. Il se tient là depuis les années 1980. Patrimoine vivant, pas figé : la filiation avec les artistes de Montparnasse s’y lit encore, sans mise en scène.
Le reste de la semaine, le quartier retrouve son rythme ordinaire, celui d’un secteur de salles de spectacle où l’on dîne avant ou après la représentation. Le cimetière du Montparnasse, juste en face, se visite comme un jardin autant que comme une nécropole ; il abrite les sépultures d’un nombre considérable d’écrivains, d’artistes et de scientifiques, et il ferme en début de soirée.
Deux dates à retenir pour organiser une visite : mercredi et samedi matin pour le marché alimentaire, dimanche de la mi-matinée à la fin de journée pour le marché de la création, entre les numéros 38 et 72 du boulevard. Ces deux rendez-vous transforment complètement l’ambiance de l’axe et se combinent facilement avec une pause au café.
Pourquoi ce nom
Edgar Quinet et la mémoire bohème de Montparnasse
Le boulevard porte le nom d’Edgar Quinet, écrivain, historien et philosophe français du XIXe siècle, figure républicaine et anticléricale, exilé sous le Second Empire avant de revenir siéger comme député. Rien de culinaire là-dedans : la toponymie parisienne honore des hommes de lettres et de politique bien plus souvent que des cuisiniers.
L’enseigne, elle, ne renvoie pas à Quinet mais à ce qui s’est joué dans ces rues quelques décennies après sa mort. Dans les années 1910 et 1920, Montparnasse devient le point de gravité de la vie artistique parisienne : ateliers bon marché, académies libres, et des cafés où l’on tient plus longtemps pour le prix d’une consommation que dans une chambre non chauffée. Le mot bohème appliqué au quartier vient de là — d’une réalité économique autant que d’une posture.
Une lecture longue du paysage aide à comprendre ce que le nom cherche à dire. Le boulevard a gardé ses arbres, son marché, ses artistes du dimanche et ses salles de spectacle. La bohème, elle, a changé de forme. Le café qui s’en réclame aujourd’hui ne prétend pas la ressusciter : il s’installe dans sa continuité, et le quartier continue de fournir le décor.
Questions fréquentes
Quelle est l’adresse exacte du Café Bohème Edgar Quinet ?
Il se situe au 19 boulevard Edgar Quinet, dans le 14e arrondissement de Paris. La station de métro la plus proche est Edgar Quinet, sur la ligne 6.
L’adresse est-elle ouverte le dimanche ?
Oui. L’établissement annonce une ouverture tous les jours, avec un service de brunch le samedi et le dimanche, de la fin de matinée au début d’après-midi, puis un service du soir.
Faut-il réserver, y compris en terrasse ?
La terrasse fonctionne sans réservation, au premier arrivé. En salle, la réservation est recommandée sur les créneaux chargés, en particulier le brunch de fin de semaine et les soirées de printemps et d’été. Au-delà d’une dizaine de convives, le passage par l’établissement devient nécessaire.
Que peut-on faire dans le quartier avant ou après ?
Cela dépend du jour. Les mercredi et samedi matin, le marché alimentaire Edgar Quinet occupe le terre-plein central du boulevard. Le dimanche, c’est le marché de la création, entre les numéros 38 et 72, qui prend le relais de la mi-matinée à la fin de journée. Le cimetière du Montparnasse, juste en face, se visite en journée.
Y a-t-il un autre Café Bohème à Paris ?
Plusieurs établissements parisiens portent un nom proche, et l’enseigne a annoncé une seconde adresse dans le 15e arrondissement. Pour celui de Montparnasse, retenez le numéro et le boulevard plutôt que le seul nom.
Reste à choisir votre jour : le boulevard n’a pas le même visage un mercredi matin, un dimanche d’exposition ou un soir de représentation.